VIKTOR B.
There is no studio. No neatly aligned mats. No calm voice guiding the breath.
There is a room that is too hot, or too cold. The floor is hard. The body hesitates, then commits. At times, the pace accelerates. Movements become mechanical, almost stubborn. Balance is no longer found - it is forced. Then, without warning, something slows down. The breath returns. A space opens, fragile.
“Harsh Yoga” does not really exist. Or rather, it appears whenever the practice tips into pure effort, where concentration fractures - before reassembling itself, differently, in quieter zones.
The pieces gathered here do not describe this state - they move through it. Irregular pulses, tensions building up, sonic materials that resist or give in. And between these blocks of intensity, more extended passages, almost still, where sound becomes breath, suspension.
Some move forward like endless sets. Others stop abruptly, like a cut breath. Others still drift slowly, as if effort itself were dissolving.
This is not about accompanying movement, but colliding with it - and sometimes surrendering to it. Holding on, or letting go.
Music for when the body becomes constraint, and the mind still searches for a point to rest on.
Tard dans la nuit, lorsque les machines cessent enfin de bourdonner, Viktor B. reste seul face à un son de piano suspendu quelque part entre chaleur acoustique et textures synthétiques.
Depuis des années, il explore les musiques expérimentales électroniques sous différents noms - TBS, SynthProject2012 - construisant d’étranges architectures sonores faites d’oscillateurs, de textures, de parasites et de fréquences flottantes. Mais cette fois, quelque chose a changé. Les couches électroniques denses se sont dissipées. Plus de constructions saturées. Seulement les notes, les résonances, l’air et le silence.
Ces cinq pièces ressemblent moins à des compositions qu’à des fragments de souvenirs remontant lentement à la surface. Les notes apparaissent avec précaution, laissant autour d’elles des espaces vides, permettant à la pièce elle-même de respirer. Rien ne s’impose. Rien ne se précipite. Les mélodies avancent comme des lumières lointaines aperçues derrière des fenêtres couvertes de buée.
Il y a dans cette musique quelque chose de profondément nocturne. Pas exactement de la tristesse, plutôt une forme de solitude paisible - celle qui arrive après minuit, lorsque les pensées commencent à dériver librement et que le temps perd ses contours.
Avec VIKTOR B., Viktor B. Tulsokpont dévoile une autre facette de son univers sonore : plus douce, dépouillée, presque fragile. Une petite collection de pièces construites autour du piano, suspendues quelque part entre musique ambient, souvenirs effacés et paysages silencieux.