ANTONIO MURGA - La Coquille et le Clergyman

When my cinema professor, Manuel Gómez, suggested I work on this project, I accepted without hesitation. La Coquille et le Clergyman is one of those films that lingers in the memory like a persistent disturbance: a dissonant and deeply surreal work, even more radical in some respects than what came after, even if history has mostly retained other milestones.

We move through a world already beginning to fracture: a pompous military officer, a young woman on the run, a disoriented clergyman consumed by his visions, crawling through an urban space turned into a mental labyrinth. Everything is slippage, obsession, tension between desire and authority, as if reality itself refused to hold still. This is a cinema of rupture, where images no longer tell a story but hallucinate.

It is within this unstable space that I built the music, as a direct extension of the film rather than an accompaniment. A sonic material that refuses ornament, that slips into the gaps, that lets the scenes breathe while destabilizing them further, until the narrative becomes almost tactile, almost mental.

“Vibrate and watch. And enjoy. Goodbye pianos and other frills.”

La Coquille et le Clergyman

Music by Antonio Murga
Image & music editing: Florenci Salesas
Released on the Camembert Électrique netlabel

La Coquille et le Clergyman (1928), directed by Germaine Dulac from a screenplay by Antonin Artaud, is considered one of the first surrealist films. Premiered in Paris in February 1928, it even predates Un Chien andalou in the emergence of cinema of the unconscious, where narrative and logic dissolve in favor of mental imagery.

A release from the Camembert Électrique netlabel: between hallucinatory cinema, sonic drift, and fragmented mental space.

👉 Available on Bandcamp


Quand mon professeur de cinéma, Manuel Gómez, m’a proposé de travailler sur ce projet, j’ai accepté sans hésiter. La Coquille et le Clergyman est de ces films qui restent en mémoire comme une perturbation persistante, une œuvre dissonante et profondément surréaliste, encore plus radicale par certains aspects que ce qui suivra, même si l’histoire a surtout retenu d’autres jalons.

On y traverse un monde déjà en train de se fissurer : un militaire pompeux, une jeune femme en fuite, un clergyman désorienté, dévoré par ses visions, rampant dans un espace urbain devenu labyrinthe mental. Tout y est glissement, obsession, tension entre désir et autorité, comme si la réalité elle-même refusait de tenir en place. C’est un cinéma de fracture, où les images ne racontent plus mais hallucinent.

C’est dans cet espace instable que j’ai construit la musique, comme une prolongation directe du film plutôt qu’un accompagnement. Une matière sonore qui refuse l’ornement, qui s’insinue dans les interstices, qui laisse les scènes respirer tout en les déstabilisant davantage, jusqu’à rendre le récit presque tactile, presque mental.

« Vibrez et regardez. Et appréciez. Adieu pianos et autres fioritures. »

La Coquille et le Clergyman

Musique d’Antonio Murga
Montage image & musique : Florenci Salesas
Sortie sur le netlabel Camembert Électrique

La Coquille et le Clergyman (1928), réalisé par Germaine Dulac sur un scénario d’Antonin Artaud, est considéré comme l’un des premiers films surréalistes. Présenté à Paris en février 1928, il précède même Un Chien andalou dans l’émergence de ce cinéma de l’inconscient, où récit et logique se dissolvent au profit de l’image mentale.

Une sortie du netlabel Camembert Électrique : entre cinéma halluciné, dérive sonore et espace mental fragmenté.

👉 Disponible sur Bandcamp

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